Bayonne : trouver les bons mots d’ordre pour soutenir la Palestine

Rassemblement Halte au massacre à Gaza

La Palestine s’était glissée subrepticement au début du conseil municipal du 23 juillet, à l’initiative d’Henri Etcheto, estimant scandaleuse la présence d’une banderole appelant à la dissolution de l’État d’Israël lors des Fêtes de Bayonne. Pour le conseil du 15 septembre, la question fait son retour avec l’appel à manifester devant la mairie à l’appel d’Iparraldea Palestinarekin pour dénoncer « la criminalisation des luttes pour la Palestine » et la « normalisation sioniste ». L’occasion de revenir sur les bases d’un soutien « de gauche, anticolonial » à la Palestine.

En plus de l’actualité municipale sur ce sujet, je partage dans ce billet deux longs textes,

En premier, jugeant indispensable une clarification après l’affaire de la banderole des Fêtes de Bayonne, EH Bai Baiona est revenu sur sa conception du soutien aux Palestiniens. Il est le bienvenu, et j’en partage l’intégralité.

En deuxième, suite à l’affaire de Grenoble en juillet (l’interruption par LFI d’un spectacle de Barbara Butch), une tribune plus ancienne publiée dans Libération signée d’un collectif « Juives et Juifs pour le respect des droits du peuple palestinien ». Il me semble complémentaire du premier sur la question des boycotts et sur les questions du sionisme et du fait colonial.

Fresque à Elizondo (Hegoalde)

Rappel du précédent conseil

Henri Etcheto avant lancé la discussion en estimant scandaleuse la présence d’une banderole appelant à la dissolution de l’État d’Israël lors des Fêtes de Bayonne.

Le maire avait assimilé cette banderole à une autre, « Destroy Israel » qu’il avait vue aux Fêtes de Pampelune, puis les accusations d’antisémitisme avaient fleuri de la part de tous.tes les élu.es à l’encontre du collectif de soutien à la Palestine. Le maire avait fait enlever la banderole lors des Fêtes. Le récit de ce qui s’était passé au conseil, c’est ici :

J’avais fait suivre le compte rendu de mes commentaires personnels, qui figurent aussi dans le billet, je cite : « Sans surprise, et malgré quelques coups de chapeaux rituels, des Palestiniens et du génocide, il ne fut guère question pendant cette demi-heure, surtout consacrée à l’EHKS.

Ce slogan « dissolution d’Israël » est profondément contre productif, et ce débat l’a montré : il brouille le message de soutien au peuple palestinien et de dénonciation du génocide à Gaza. Il ne permet pas de réaliser les alliances nécessaires à ce soutien, au contraire. Il cautionne les discours de l’Iran ou du Hamas. Il est loin de la coexistence entre deux Etats en Palestine (géographique). Et encore plus loin de la perspective d’un Etat binational, laïque, avec égalité des droits, telle que la gauche (y compris palestinienne) le défendait dans les années 1970 : même si un Etat binational laïque impliquerait la dissolution de l’Etat d’Israël sous sa forme actuelle ».

Manifestation le 25 juin, de la ZUP au centre de Bayonne

Le collectif Baiona Palestinarekin

Après le conseil de juillet, le collectif « Baiona Palestinarekin » avait publié un communiqué pour défendre son action. En premier lieu pour s’élever contre l’amalgame entre le « destroy Israel » de Pampelune et son « dissolution d’Israël » des Fêtes de Bayonne. Il y avait une autre banderole du collectif, rue Marengo sur laquelle était inscrit “Contre le sionisme et l’impérialisme, en avant la résistance”.

La suite du communiqué réfute l’affirmation selon laquelle “l’anti-sionisme est une nouvelle forme d’antisémitisme”. Pour le collectif, “il n’y a aucun antisémitisme dans [sa] revendication de dissolution de l’État d’Israël, il s’agit d’une dénonciation de la guerre impérialiste et du génocide”.

A l’occasion du conseil municipal du 15 octobre, le collectif a appelé à une manifestation devant la mairie à 17h.Il n’était plus mention de la dissolution d’Israël. Etait mis en avant « non à la criminalisation des luttes pour la Palestine », en référence à l’enlèvement des banderoles lors des fêtes de Bayonne en juillet. Il s’agissait aussi de s’opposer à « la normalisation du sionisme », en référence au soutien donné par les élu.es à cette enlèvement. On a pu attendre « Israël assassine, élus complices ».

Sous les fenêtres du Conseil municipal le 15 octobre 2026

Près d’une centaine de personnes ont fait du bruit (siflets, cornes de brume)sous les fenêtres de la réunion, qui se sont vite refermées. En ouvrant la séance à 17h30, le maire a joué les matamotes : « En début de séance, il va y avoir un bruit de fond, dont j’avais été averti. J’espère que les choses en resteront là. En tout cas, le conseil municipal se tiendra, je vous le garantit, quoiqu’il arrive ». Frissons dans l’assistance.

EH Bai Baiona et la solidarité avec la Palestine

La polémique lors du conseil municipal du 23 juillet à propos de la banderole « dissolution d’Israël » a conduit EH Bai Baiona à réexpliquer cet été les bases de son soutien à la Palestine, les mots d’ordre défendus, et à prendre ses distances avec « les slogans ambigus » de la banderole. Le texte du document d’EH Bai Baiona est ci-après, en entier. Il est aussi sur https://www.facebook.com/ehbaiona

Depuis trois ans maintenant la situation en Palestine est revenue au premier plan de l’actualité et provoque de nombreux débats, mobilisations mais aussi répression voire changements législatifs (proposition de loi Yadan). L’accusation d’antisémitisme est aujourd’hui lancée pour faire taire et criminaliser toute solidarité avec les Palestinien.nes alors que les actes antisémites se multiplient dans l’État français et ailleurs (apologie du nazisme, attaques contre des personnes, des commerces ou des lieux de culte juifs).

Pour nous l’objectif du mouvement de solidarité avec la Palestine doit être :

· de faire cesser le génocide en cours à Gaza, la colonisation et le nettoyage ethnique en Cisjordanie,

· de défendre le droit des Palestiniens à l’autodétermination, la reconnaissance de leurs droits nationaux, politiques et le respect de leurs droits fondamentaux.

Plusieurs critères doivent guider notre soutien :

· respect des choix politiques des Palestiniens sur la manière d’exercer leur droit à l’autodétermination : ce sont les Palestiniens eux/elles-mêmes qui détermineront leur avenir politique et social, en tant que nation et en tant que citoyen.nes ;

· devoir d’efficacité : pour infléchir la politique des États européens il faut créer un rapport de force et forger des consensus sans transiger avec le droit des Palestiniens ;

· rejet total de toute forme d’antisémitisme ;

· lutte contre la criminalisation de la solidarité.

Répondre à l’appel des organisations palestiniennes

La solidarité avec les Palestinien.nes doit être la plus large possible et sa concrétisation passe notamment par le renforcement des campagnes impulsées par la société et les organisations palestiniennes comme BDS (Boycott, Désinvestissent Sanctions) qui revendique :

· la fin de l’occupation et de la colonisation, le démantèlement du mur, la fin du génocide et la levée du blocus de Gaza,

· la reconnaissance des droits fondamentaux des citoyens arabo-palestiniens d’Israël à une complète égalité,

· la réalisation du droit au retour des réfugiées palestinien.nes conformément au droit international,

ou Stop Arming Israel qui demande l’arrêt de toute vente de matériel militaire à Israël).

Ces appels sont directement inspirés des campagnes menées dans les années 1970-80 contre l’Afrique du Sud de l’apartheid. Le fait qu’Israël est un État d’apartheid est désormais reconnu par les principales organisations internationales de défense des droits humains comme Amnesty International ou Human Right Watch, au terme d’analyses juridiques qui rejoignent les conclusions de l’organisation israélienne B’Tselem : « le régime israélien promulgue un régime d’apartheid dans tous les territoires qu’il contrôle ». De même, le consensus sur le fait qu’un génocide est en cours à Gaza est de plus en plus solide (commission d’enquête de l’ONU en 2025, motion de l’association internationale des spécialistes du génocide en 2025).

Nous devons renforcer le mouvement de solidarité avec la Palestine en prenant en compte manipulations et confusionnisme autour des notions d’antisionisme et antisémitisme :

· L’État d’Israël et ses soutiens internationaux taxent d’antisémite toute critique de la politique de l’État d’Israël afin de ne pas avoir à répondre aux terribles accusations dont il fait l’objet.

· Alimenté par des antisémites notoires un certain confusionnisme se développe qui amalgame sionisme et judaïsme, essentialise les Juifs et les rend directement responsables des crimes commis contre les Palestinien.nes

Face à cette double manipulation, il faut encore et toujours expliquer les données du conflit et les bases de la solidarité internationale.

L’idéologie sioniste est née à la fin du XIXème siècle en Europe et visait à permettre aux Juifs à travers le monde de fonder un État souverain en Palestine. Très minoritaire parmi les juifs de France jusqu’à la seconde guerre mondiale, cette idéologie a su exploiter le souhait bien légitime des survivants de la Shoah de pouvoir vivre quelque part en sécurité. Elle s’est concrétisée dans un projet colonial organisant le nettoyage ethnique des populations palestiniennes, le vol des terres, la destruction de centaines de villages, les massacres et la soumission par la violence puis par la loi de ces populations par le nouvel État d’Israël.

Cette politique coloniale entamée dès 1947 n’a depuis jamais cessé quelle que soit la couleur des gouvernements qui se sont succédé. Elle est intrinsèque à l’État d’Israël tel qu’il s’est construit avec l’appui politique, économique et idéologique des puissances occidentales sur fond de culpabilité liée à l’Holocauste. L’Histoire a prouvé qu’il était illusoire de penser que le crime absolu de la Shoah pouvait se réparer par une injustice envers les Palestinien.nes.

Si la résistance acharnée des Palestinien.nes a ouvert dans les années 90 la possibilité d’une étape à deux États dans la résolution du conflit, celle-ci a été systématiquement sabotée par les gouvernements israéliens. Ces dernières années, ceux-ci se sont radicalisés, menant en toute impunité un véritable génocide à Gaza, poursuivant l’éviction des Palestinien.nes de Jérusalem Est, l’annexion de fait de la Cisjordanie et en soutenant sans réserve la violence des colons.

La structuration actuelle de l’État d’Israël par sa politique coloniale, ses lois d’exclusion et de ségrégation est incompatible avec une solution juste et pacifique pour tou.tes les habitant.tes de Palestine quelles que soient leurs origines et religions. Il appartient aux Palestinien.nes de déterminer les évolutions et solutions politiques nécessaires au respect de leur droits. Ces évolutions ne pourront se concrétiser sans une totale refonte des institutions, lois, règlements, de l’Etat d’Israël et des différentes administrations palestiniennes qui gouvernent aujourd’hui l’ensemble de la Palestine historique.

Déduire de ce constat l’expulsion des juifs et accuser ceux et celles qui le font d’antisémitisme relève de la manipulation qui ne vise qu’à maintenir le statu quo. L’extension de la définition de l’antisémitisme à toute critique de l’État d’Israël et de ses gouvernements ne cherche qu’à criminaliser le soutien grandissant aux droits bafoués des Palestinen.nes. Il faut refuser l’équation “juif=sioniste=israélien” qui conduit à séparer les Juifs du reste du monde, à les transformer en étrangers dans leurs propres pays et banalise l’antisémitisme. Au Pays Basque les juifs font partie intégrante de sa population et il faut être absolument vigilant afin que la colère légitime contre les crimes de l’État israélien ne conduise jamais, sous l’effet de ce confusionnisme, à les en rendre responsables.

De notre côté, soyons clairs et sans ambiguïtés dans les slogans que nous utilisons pour soutenir la Palestine. On peut très facilement trouver des slogans parfaitement clairs : liberté pour la Palestine, stop au génocide, non à l’apartheid, etc. Ne prenons donc pas le risque de choisir des slogans ambigus que des antisémites pourraient s’approprier ou que les soutiens d’Israël pourraient manipuler pour éluder leurs responsabilités.

Boycott, sionisme, colonisation, fait colonial, fait national

Le document d’EH Bai Baiona revient aussi sur différentes campagnes de boycott concernant les relations économiques avec Israël, rappelant leur importance pour la solidarité avec la Palestine. Il ne dit rien sur le boycott dans les relations culturelles. L’affaire du boycott de Barbara Butch à Grenoble en juillet, après une campagne de LFI qui avait été jusqu’à interrompre le spectacle, avait suscité force controverses. A Hendaye, La campagne de LFI a abouti à l’annulation préventive du spectacle.

Un appel paru le 29.7.26 dans Libération

Collectif Juives et Juifs pour le respect des droits du peuple palestinien

Disons-le tout net, pour nous, ce qu’a subi Barbara Butch est inacceptable et les arguments pour le justifier sont fallacieux. Outre que Barbara Butch est la cible de l’extrême droite antisémite et homophobe, elle est revenue elle-même le 23 mai 2026 sur France 24 sur sa signature d’une tribune soutenant la loi Yadan : «J’ai signé une tribune, je n’aurais pas dû le faire. On a tous le droit à l’erreur.» Que le représentant local de LFI balaie cette position d’un revers de main est le signe d’un aveuglement politique inquiétant: les individus n’auraient donc pour eux aucune possibilité de changer de position et resteraient marqués à vie pour une déclaration conjoncturelle. Que des personnes censées être de gauche puissent produire à cette occasion un tract reprenant des tropes homophobes et antisémites est alarmant. La direction de LFI devrait s’interroger sur les raisons qui ont permis qu’une telle dérive puisse voir le jour.

Juives et Juifs pour le soutien au peuple palestinien, nous sommes d’autant plus scandalisés par une telle affaire qu’elle permet aux zélateurs de la politique israélienne de reprendre l’offensive en essayant une fois de plus d’assimiler antisionisme et antisémitisme et de délégitimer la politique de boycott de l’Etat d’Israël. Il nous faut donc clarifier un certain nombre de points.

Pas de boycott généralisé

Tout d’abord, pas plus que les musulmans ne peuvent être tenus responsables des crimes jihadistes et n’ont pas à se justifier en permanence, les Juifs ne sont comptables de la politique criminelle de l’Etat d’Israël. Toute attitude qui, de fait, traite les Juifs comme un tout et les essentialise est antisémite. Nous refusons qu’un individu soit stigmatisé pour ce qu’il est et non pour ce qu’il fait ou dit et nous récusons l’injonction adressée à tous lesJuifs de soutenir inconditionnellement l’Etat d’Israël.

Les appels au boycott des produits israéliens, le refus de recevoir les actuels dirigeants del’Etat d’Israël ou les demandes de suspension de l’accord UE/Israël sont des moyens de pression politique tout à fait justifiés aussi longtemps que cet Etat ne reconnaît pas les droits nationaux du peuple palestinien et viole le droit international. Cependant la nature de ce boycott doit être précisée. Si l’appel au boycott des marchandises produites dans cepays est justifié ainsi que la rupture des accords de coopération comme celui avec l’Union européenne, la question des organisations de la société civile et des personnes demande un traitement spécifique. Sauf à rendre responsables tous les Israéliens des crimes de leur gouvernement, on ne peut prôner un boycott généralisé.

Nous devons, au contraire, soutenir celles et ceux qui, certes aujourd’hui très minoritaires dans la société israélienne, dénoncent inlassablement la politique colonialiste et fasciste de leur Etat. Il était ainsi aberrant que le cinéaste Nadav Lapid, contempteur de la politique israélienne, ait été empêché de participer au Festival international du cinéma de Marseille.Doivent être en revanche condamnés et boycottés les institutions et individus qui, partout dans le monde, soutiennent la politique raciste et colonialiste israélienne. On le voit, la question du boycott renvoie, in fine, à celle de l’analyse de l’Etat d’Israël et donc du sionisme. Suivant l’analyse que l’on en fait, ce qui devra être boycotté sera différent.

La question du sionisme

On est ici ainsi confronté à la question du sionisme, mouvement nationaliste juif. Il vise à regrouper dans un Etat tous les Juifs du monde,considérant qu’ils n’auraient pas de place dans les pays où ils vivent. Il a abouti à la colonisation de la Palestine ainsi qu’à l’expulsion par la force d’une grande partie de ses habitants. Cependant le fait colonial sioniste a débouché sur un fait national israélien. Une culture proprement israélienne a vu le jour. Les exemples ne manquent pas d’Etats issus d’un processus de colonisation, tels ceux du continent américain issus d’un processus de conquête qui plus est de nature génocidaire.C’est aussi le cas de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande. Ces colonisations ont abouti à la création de nations dans des processus complexes où la bataille pour la reconnaissance des génocides et des droits des populations autochtones est encore en cours et fait l’objet de violents conflits.

En Israël, l’inclusion des citoyens non juifs n’a jamais été voulue, sapant le caractère prétendument démocratique de l’Etat. Cette réalité est porteuse d’un conflit sur le caractère même de l’Etat. Comme l’affirmait dès 2005 un des idéologues suprémacistes juifs Moti Karpel : «C’est sur l’axe Juifs-Israéliens que se profile le prochain combat. Ceux qui sont d’abord Juifs font face à ceux qui sont d’abord Israéliens. […] A la vision israélienne d’un Etat pour tous ses citoyens, avec tout ce que cela signifie, il faut opposer la vision d’une démocratie juive.» C’est ce programme mortifère qui a été mis en œuvre avec la loi fondamentale de 2018 qui consacre Israël comme Etat-nation juif et «la colonisation comme valeur nationale.» L’esprit de cette loi avait été résumé à l’époque par la ministre de la Justice Ayelet Shaked : «Le sionisme ne doit pas – et cela n’adviendra pas – continuer à se soumettre à un système de droits individuels interprétés de manière universaliste.» (Cité par Sylvain Cypel, l’Etat d’Israël contre les juifs, La Découverte, 2020.) La lutte du peuple palestinien pour ses droits nationaux doit aller de pair avec la lutte à l’intérieur même d’Israël pour l’égalité des droits et pour une démocratie effective.

Juives et juifs pour les droits du peuple palestinien, vivant en France, nous sommes solidaires de ces deux combats.

Et pour conclure provisoirement…

Ces points de vue ne sont pas totalement partagés dans l’ensemble du mouvement de solidarité avec la Palestine. En particulier l’idée qu’il y ait un « fait national israélien », bien que cet Etat soit issu d’un processus colonial, et poursuive la colonisation. Si l’on refuse de jeter les Palestiniens ou les Israéliens à la mer, sur le territoire de la Palestine historique, du Jourdain à la mer, il y a deux peuples qui devront trouver une forme de coexistence pacifique, malgré le génocide en cours. Israël n’a pas d’avenir sous sa forme actuelle d’Etat-nation réservé aux Juifs un Etat d’apartheid. La proposition actuelle à deux Etats nations est invivable, mais peut être une étape vers des Etats plurinationaux, en attendant l’utopie d’un Etat laïque, démocratique, plurinational. Ce sera aux intéressés d’imager une solution pour cette coexistence.

La cause de la Palestine est particulièrement populaire au Pays basque. Il suffit de constater le succès du film Naza à l’Atalante, où les 3 séances ont fait le plein de la grande salle. Pourtant, sauf de rares exceptions, les manifestations ne sont pas à la hauteur. EH Bai Baiona propose des slogans sans ambigüité, susceptibles de rassembler plus largement. Un chemin à suivre.

Patrick Petitjean, 17 octobre 2026

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