Les droits, c’est aussi pour les enfants

Les droits de l’enfant font partie des 6 mesures phares mises en avant dans le projet municipal de la liste « Bayonne en mouvement », à travers du slogan « faire de l’enfance une grande cause municipale ». Ce choix est une réponse à l’appel « pour la création d’une délégation municipale aux droits de l’enfant » et au manifeste « faire de l’enfance une priorité des politiques publiques locales ». Quand l’Unicef propose de « penser la ville à hauteur d’enfant », il s’agit d’englober des mesures éclatées, en même temps que favoriser la parole des enfants. Créer une délégation spécifique en est la traduction institutionnelle.

Poser l’enjeu de la politique municipale concernant l’enfance comme un droit, dans la ligne des conventions internationales, c’est se dégager des approches traditionnelles la ramenant à de l’action sociale (avec un renvoi vers le Conseil départemental), aux questions scolaires, à la protection de l’enfance, et plus rarement à des aménagements de l’espace public.

C’est donner de la cohérence d’ensemble à des mesures dispersées et les mettre en perspective. C’est s’adresser aux enfants comme à des personnes à part entière.

C’est lui donner un substrat politique.

Comme pour dans d’autres domaines, les droits des femmes pour lesquels nous manifestions le 8 mars, le droit des minorités : l’égalité des droits

La mesure phare : Faire de l’enfance une grande cause municipale

https://www.facebook.com/reel/1594110985145489

Faire de notre ville une ville à hauteur d’enfants, c’est choisir de voir le monde à travers leurs yeux, d’écouter leurs besoins et de préparer leur avenir avec ambition et bienveillance.

Cela commence par :

🏫 Un plan de rénovation des écoles

Mettre fin à la vétusté de notre bâti scolaire trop longtemps insuffisamment entretenu pour offrir à chaque enfant un cadre d’apprentissage sûr et stimulant.

👨‍👩‍👧 Renforcer l’accompagnement à la parentalité

Avec des actions concrètes, des espaces d’écoute, des ressources et des temps d’échange pour ne laisser aucun parent seul face aux défis du quotidien.

🎨 Renforcer nos centres de loisirs et nos modes d’accueil

En proposant des solutions accessibles, de qualité, adaptées aux besoins des familles.

🌿 Éveiller dès le plus jeune âge à la biodiversité et au respect du vivant

🗣 Placer l’enfant au centre de nos décisions

En prenant en compte sa parole et son intérêt supérieur dans chaque décision municipale.

📱 Protéger nos enfants des risques liés aux usages numériques

Et les accompagner vers des pratiques responsables et éclairées.

⚖️ Créer une délégation municipale dédiée aux droits de l’enfant

Garante de la prise en compte et du respect de leurs droits dans l’ensemble de nos politiques publiques

L’appel pour la création d’une délégation municipale aux droits de l’enfant

Une tribune pour la création d’une délégation municipale aux droits de l’enfant a été publiée dans le journal Le Monde du13 janvier, signée par des intellectuels et des responsables d’associations impliquées sur le sujet, dont Unicef-France et les parents d’élèves de la FCPE. Elle reprend un appel plus complet, signé par plus d’une cinquantaine d’associations :

https://droits-des-enfants.org/#manifeste-complet

L’appel propose 5 chantiers structurants : rompre les inégalités de naissance ; faire reculer les violences sexuelles ; donner la priorité à la parole des enfants ; mettre la santé globale au coeur des villes ; penser les villes à hauteur d’enfant.

Une délégation dédiée aux droits de l’enfant permet que chaque politique publique locale soit examinée à l’aune d’une question simple : Est-ce favorable au développement et au bien-être des enfants ? Il s’agit d’un pilotage structuré et durable, loin du simple affichage habituel.

La tribune se termine donc par cet appel :

« En 2026, chaque liste candidate pourra promettre plus de sécurité, de nature, de sport, de culture. Nous proposons qu’elle réponde d’abord à une question simple : qui, dans votre futur exécutif municipal, portera explicitement la responsabilité politique des droits des enfants ?

Créer une délégation aux droits des enfants, c’est reconnaître que la commune se donne pour mandat de protéger, d’écouter et d’émanciper celles et ceux qui en sont le coeur le plus vulnérable et le plus décisif : les enfants. Créer une délégation aux droits des enfants dans chaque mairie, c’est faire un choix clair : celui de regarder les villes et les villages avec leurs yeux, d’orienter nos investissements, nos arbitrages, nos renoncements et nos priorités à leur hauteur ».

Faire de l’enfance une priorité des politiques locales

Dans le sillage de cet appel, bâtir des villes à hauteur d’enfant est aussi l’ambition d’un manifeste publié le 18 février en vue des élections municipales : « Faire de l’enfance une priorité des politiques locales ».

(photo) pleine page manifeste

Le manifeste est impulsé par un collectif d’associations « Dynamique pour les droits des enfants », autour d’Unicef-France, et co-signé par de nombreuses associations. Ce collectif a pour objectif de porter en direction des décideurs publics des messages de plaidoyer pour une meilleure effectivité des droits de l’enfant en France et à l’international  mais aussi sensibiliser le grand public à ces enjeux.

Le manifeste se veut une mise en œuvre de la Convention internationale pour les droits de l’enfant. Il invite les candidats et candidates à faire de l’enfance une priorité structurante de leur futur mandat, plutôt qu’un simple thème additionnel et propose un ensemble de recommandations concrètes, notamment : :

  1. Renforcer la gouvernance locale : Le collectif demande l’élaboration d’une stratégie locale dotée de budgets dédiés et la désignation d’un·e élu·e référent·e spécifique pour coordonner les politiques de l’enfance (une délégation)
  2. Promouvoir la participation citoyenne des enfants : Il est essentiel de renforcer les Conseils Municipaux d’Enfants et de Jeunes (CME-CMJ) en leur donnant un rôle réel et des moyens propres et développer les dispositifs participatifs pour les enfants à l’échelon local.
  3. Garantir une ville inclusive : La Dynamique pour les Droits des Enfants appelle à prévenir et lutter contre les espaces “No Kids” et à favoriser des espaces publics accueillants, sûrs et accessibles à toutes et tous, y compris aux enfants en situation de handicap.
  4. Favoriser des échanges qui ouvrent les enfants sur le monde: la Dynamique appelle les communes à placer les droits de l’enfant également dans leur action de coopération internationale et à développer des jumelages éducatifs. Des échanges entre jeunes qui renforcent l’ouverture au monde, la solidarité et l’engagement citoyen.

L’Unicef s’appuie aussi sur les réseaux « Ville amie des enfants » et « Territoires d’enfance » pour accompagner les collectivités dans la traduction concrète de ces priorités en politiques publiques locales.

“Devenir Ville amie des enfants, c’est faire le choix de transformer durablement son territoire en plaçant les droits de l’enfant au coeur de l’action publique”, plaide l’Unicef, animé par deux principes directeurs : la prise en compte de l’opinion de l’enfant et la lutte contre l’exclusion.

La question du logement est partie intégrante des droits de l’enfant.

Signature du manifeste à Caradoc

Ce manifeste a été signé par Jean-Claude Iriart le 4 mars au parc Caradoc au nom de la liste Bayonne en Mouvement.

Ce parc municipal a été choisi en tant qu’espace populaire et accessible, fréquenté par toutes les générations. Un poumon vert essentiel pour la santé et le bien-être. Il y a 20 ou 30 ans, cet espace naturel était beaucoup plus vaste. L’urbanisation, notamment celle de l’ancienne clinique Saint Etienne sous la coupe d’Alday, est passée par là.

Le parc accueille des anniversaires, des pique-niques, des rencontres scolaires, des moments familiaux. Signer ici un engagement fort pour les enfants et les familles, c’est donner à cet engagement une portée concrète et incarnée.

Patrick Petitjean, 13 mars 2026


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